Espace et transaction sociale
Rapport du social à la matérialité
Cours public
donné à la Faculté des Lettres de Manouba
au mois de Ramadan 1990
dont le texte a été revu partiellement depuis
La multiplication des discours, des contre-discours et des paradigmes en et sur la géographie n'a pas empêché qu'une question centrale reste posée : quel est le statut de l'espace dans le complexe rapport de la société à la matière ?[1]. Quel est le lien entre les structures sociales et spatiales et comment s'effectue la médiation ?. Quelle serait la signification sociale du spatial?. Si oui, peut-on parler d'autonomisation, avec la présence de mécanisme propres, indépendants des rapports sociaux. Dans le cas contraire, comment exploiter les régularités observées ici et là dans des sociétés forts contrastées ?.
On est là devant un problème épistémologique de taille dont dépend la suite à apporter aux aspects méthodologiques. Mon propos ici n'est pas de trancher la question ni même la traiter non plus. Je me limiterai seulement à éclairer un peu le rapport complexe du social à l'espace.
L'espace : support et produit
Certains soutiennent que l'espace n'est qu'un support matériel, neutre, il fallait l'entendre ainsi, pour l'activité humaine. A ce niveau, l'espace est pris dans le sens d'étendue qui n'a pas de sens social que ses propriétés intrinsèques en tant que localisation (site, position) et étendue (caractéristiques techniques...). L'étude de l'espace en soi perd sa signification sociale du moins.
A plus d'un égard, l'espace est considéré comme un produit social , c'est à dire un corrélatif et une pro-jection à la fois des rapports sociaux. Dans cette perspective, l'étude de l'espace en soi n'a pas d'objet, elle n'est qu'une méditation dans l'objectif d'étudier la société. Dans cette optique, l'espace n'est même pas un facteur explicatif. Il constitue une "image" dans le sens de reflet neutre du groupe social et l'explication (en fait, il s'agit d'une reconstitution) est à posteriori.
Même lorsqu'on se situe à ce niveau trop simpliste en réalité, l'espace est perçu selon un certain point de vue, collectif ou individuel mais toujours social, en fonction d'un filtre, donc selon une certaine pertinence qui stipule l'adéquation entre les moyens et les objectifs.
Même au niveau localisationnel, l'espace n'est perçu et pensé qu'en fonction de ses potentialités face à un objectif social donné et sur la base de moyens bien déterminés.
Science et praxis
Il fallait peut-être distinguer les sciences de l'homme dont l'objet est la connaissance historique de la réalité matérielle, à travers une pratique et les sciences de la nature dont l'objet est la connaissance de la réalité à travers un point de vue donné. Si la physiologie analyse la production matérielle du son, la linguistique étudie la connaissance des sons chez le sujet à travers la pratique d'une langue...
La géographie a, peut-être, le mérite de joindre les deux paradigmes à la fois par le biais de ses deux "branches" ou préoccupations : humaine et physique. La géographie, du moins "humaine", est l'étude des connaissances de la réalité matérielle : l'espace habité et accessible. Elle repose ainsi sur des pratiques, sur une praxis de cette réalité matérielle qu'est l'espace[2]. En prenant cette praxis comme objet, l'appareil méthodologique repose sur l'explication de certains points de vue. Les sciences de l'homme sont des connaissances dont l'objet relève de la réalité historique et non matérielle.
C'est dans cette optique qu'on comprend les rapports entre les formes spatiales et les processus sociaux. Cela suppose qu'une question préalable soit résolue : l'objet de la géographie, objet qui constitue lui même une certaine connaissance, ce qui pose le problème de la pertinence espace-pratique sociale.
Pertinence et espace
L'espace est une catégorie abstraite qui n'a de valeur que par les objets qui le ponctuent dans l'exercice d'une certaine pratique. Cet espace, dans le sens de moyen, biais, n'a aucune identité en dehors de toute pertinence, c'est à dire un certain point de vue qui donne lieu au classement, à la hiérarchisation des différentes composantes de cet espace, d'où une certaine perception mais aussi une certaine connaissance selon que la finalité soit utilisatrice (production) ou transformatrice (aménagement de l'espace). L'espace est pris comme but ou moyen selon que la pratique est celle de l'usage (production/consommation) ou de la transformation (aménagement).
L'espace est loin d'être un simple concept pour le géographe, il est l'essence même de la géographie sans lui être totalement réservé et sans être son objet exclusif [3]. Lorsque le philosophe nous dit que l'être est "être", le géographe peut rétorquer que "pour être, il faut être quelque part".
L'espace du monde, est un mode d'occurrence nécessaire de la matière et des rapports sociaux écrivait K. Marx, on se trouve engagé avec tout ce qui est autour de nous selon une certaine gradation, dans une série de relations multiples, complexes et variées : proche/lointain - familier/ étranger - central/périphérique - connu/inconnu... C'est par l'espace qu'on accède à l'altérité et à la richesse de la diversité.
"On ne voit pas comment échapper à l'espace à moins de se soustraire au monde" écrivait Thierry Delooz. L'être, c'est toujours un "être-là" disait Heidegger .
- où suis-je ?. Où trouve-t-on tel ou tel phénomène ?. Pourquoi ceci est ici plutôt que là?. Pourquoi est-il de cette forme, dans telle structure, à côté de tel phénomène, évoluant comme tel... ?. Voilà le type de questions que pose la géographie à la réalité en plus des questions générales (qui, quoi, comment, quand ?...) que pose toute discipline et tout processus de connaissance.
Il convient de relever à ce propos, la centralisé des paradigmes suivants dans la connaissance géographique : la localisation, la distribution, la contingence et la dialectique sujet-objet ou le fameux rapport homme-milieu...
Le terme espace n'a jamais été aussi flou et ambigu qu'au moment où il a été aussi socialisé, approprié, et employé. On peut distinguer les espaces disciplinaires et les discipline de l'espace mais aussi l'espace spécialisé, sectoriel, zoné, dimensionné, structuré et antithétique .... Cette banalisation du concept nous renvoie à deux processus contradictoires :
i - L'espace devient de plus en plus une catégorie globalisante comme la loi, l'Etat, le pouvoir... qui renvoie, en fait, à une pluralité d'espaces. Ce qui est peut-être important, ce n'est pas l'espace physique mais ce sont "les acteurs qui utilisent cet espace et les réseaux de relation dans un ou plusieurs espaces" disait Jean Remy.
ii - la relativisation de l'espace qui va pair avec la temporalisation et la déterritorialisation croissantes qui font que tout est soumis au règne de l'éphémère et de l'obsession de l'avenir [4], d'où une certaine dévalorisation de l'espace et en particulier de l'espace absolu. L'espace relatif devient déterminant en dépassant la neutralité illusoire de l'espace et ce par l'introduction de la fonction d'usage et l'importance du vécu et de la praxis.
De là, le dépassement de l'espace infini, homogène, neutre, passif et support, et de là celui de l'espace objet de science ![5]
Tout espace est produit, surdéterminé par les caractères de l'action sociale, du moins dans ses composantes générales. Le discours quotidien distingue des espaces sans les isoler, il décrit l'espace social ou l'usage de l'espace, c'est à dire une pratique sociale de l'espace [6] : café, centre commercial, centre-ville, banlieue, maison de culture...
Outre la pluralité et la relativisation, on découvre la finitude et la rareté de l'espace d'où la valeur d'usure comme il plaît à J.B Racine de l'écrire. L'on découvre aussi que l'espace qu'on prend souvent comme une entité absolue, unique et imposée n'est pas un espace obligé. C'est l'expression "de l'usage de la liberté dans l'histoire" et ce n'est qu'un espace parmi d'autres espaces possibles !
Malgré cela, on est souvent resté lié à l'espace référentiel :
i - Le problème du déterminisme naturel ou historique : on s'est ingénié souvent à faire de l'existant comme si c'était la seule voie possible en se fondant sur la nature, sur l'histoire ou d'autres surdéterminations ...
ii - Le problème de la géographie régionale consiste à justifier ou infirmer l'appartenance à un sous-ensemble donné. On imagine mal qu'un élément peut (et c'est souvent la règle) appartenir à la fois à plus d'un ensemble (espace) !. La théorie des ensembles flous est trop récente pour être connue et diffusée !.
La médiation
L'espace intervient dans la combinaison des divers facteurs, il assure ainsi la médiation. Il détermine des effets propres mais non autonomes, des effets qui se déduisent de la structure spatiale mais qui ne se comprennent qu'à partir de la structure sociale. La relation n'est pas directe, elle est médiatisée ce qui fait qu'il ne suffit pas de modifier l'espace pour changer la vie !. On rejoint ici le paradigme transformateur de l'espace qui se confond avec l'aménagement : les villes nouvelles découlent parfaitement de ce paradigme, il s'agit de créer l'espace.
L'étendue est convertie en signes et la relation à l'espace se définit par rapport à la relation avec la société et son devenir, le rapport est médiatisé.
La forme spatiale implique des comportements et se trouve régie par des valeurs ou des normes imposées et l'analyse formelle se trouve souvent peu apte à rendre compte de la pertinence.
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Formes spatiales Comportement
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Valeurs
Toute pratique implique la connaissance de la réalité matérielle sur laquelle elle s'exerce mais toute connaissance est impliquée dans une pratique. Ce qui pose problème, c'est comment un objet peut donner lieu à plusieurs pratiques distinctes mettant en oeuvre des connaissances différentes !.
C'est la question centrale en géographie, elle constitue même son fondement en tant que science de l'homme: étudier l'espace de divers points de vue correspondant à différentes pratiques mais aussi à divers modes de connaissance de l'espace.
On trouve là, l'apport de la sémiologie et son intérêt dans l'analyse de l'espace. L'objet spatial est pris à travers le sujet qui l'informe et le déforme ; l'étendue est convertie en signes qui fondent la vision. Sans une certaine conception de la matérialité (espace), une société reste amorphe et a-structurée.
Le recto et le verso
Les deux aspects, matériel et historique, de la réalité sont inséparables en fait, l'un de l'autre comme le mot et le son, l'idée et le langage, le recto et le verso. Peut-on concevoir une société sans espace?.
L'espace physique, réalité matérielle, devient une réalité historique distincte dès qu'il y a intervention de l'homme, il devient un espace social, un espace géographique. Celui-ci est une matérialisation du fait social et une socialisation d'une matérialité tout en restant identiques à eux-mêmes dans leur interaction et leur signification d'ensemble mais ce n'est ni l'un, ni l'autre séparément : "un recto et un verso corrélatifs".
L'aménagement se base à la fois sur les pratiques sociales et les données physiques afin de modifier à la fois, l'espace et la société. La réussite d'un tel aménagement se mesure par le degré d'insertion à l'intérieur de ces deux séries corrélatives.
On reconnaît ici le paradigme structuraliste, Charles Hussy[7] parle même d'écogenèse dans le sens de production du milieu géographique, c'est à dire une transformation matérielle de l'espace et une modification corrélative des rapports sociaux. L'écogenèse est devenir d'espace corrélatif d'un devenir de société, c'est une construction matérielle et sociale à la fois.
On peut dire ainsi que l'objet comme le sujet se construisent dans et à travers la connaissance, et c'est à partir de l'action matérielle sur l'espace que se structure le système de rapports sociaux qui s'inscrivent dans l'espace et s'érigent en normes et valeurs. Ce sont les conceptions collectives de l'espace qui font l'objet de la géographie. Or, ces connaissances collectives ne sont , en dernière analyse, que cet inter-subjectif, ce consensus entre sujet et objet.
Méga-structure et système
Si l'on peut concevoir le groupe social comme un système ouvert, dans le sens systémique du terme, c'est à dire un ensemble d'éléments reliés cybernétiquement en structures et en interaction dynamique permanente avec tous les processus caractéristiques comme la finalité, l'autorégulation, la variété requise et l'entropie..., l'espace peut-être considéré comme une structure organique, une véritable méga-structure qui assure la médiation et la pérennisation des rapports sociaux. D'ailleurs, la dimension spatiale apparaît comme étroitement liée au caractère diachronique des processus donnant lieu à un enchaînement des séquences, déterminé par un système implicatif.
Ce système social et l'espace corrélatif peuvent entrer en contradiction dans la mesure où la synchronie n'est pas immédiate, ni évidente. Le système social dispose d'une plus grande aptitude à s'adapter à son environnement extérieur contrairement à la structure spatiale qui dispose d'une plus grande inertie, c'est la contradiction systématique : une contradiction permanente entre le système et sa structure spatiale générée par les rythmes différents d'adaptation et de transformation du système social et de sa structure spatiale.
Cette inertie peut contrarier tout effort de changement dans la mesure où les formes d'organisation spatiale sont l'une des plus rigides. C'est pourquoi il semble très dangereux de négliger le rôle de l'espace et des formes spatiales dans l'accélération ou l'entrave aux changement.
A travers l'analyse de l'espace tunisien[8] nous avons pu démontré combien était forte cette force d'inertie malgré les nombreuses tentatives de correction et de rééquilibrage. L'Etat indépendant n'a même pas pu bouleversé les rapports, au contraire parfois, c'est une continuité qu'on a même si les logiques et les motivations ont changé!. L'inertie spatiale était souvent telle qu'elle a orienté l'évolution postérieure et réduit à peu de chose les changements.
L'espace et sa composition peuvent handicaper ou favoriser un projet social sans que l'espace soit l'élément moteur. Cette dimension fait de l'espace un élément stratégique dans toute problématique transformatrice et innovatrice. L'inertie est telle qu'elle contrarie le changement. C'est ainsi qu'en Tunisie, 70% de l'investissement dans une zone donnée sont déterminés par l'investissement de la période précédente (90% d'un Plan à un autre). D'un autre côté, on relève une relation directe entre le montant demandé par la région (ou affecté par le pouvoir central) et le niveau de développement régional. Cette inertie explique souvent le processus de divergence cumulative qui explique l'aggravation des inégalités régionales et spatiales.
Effet du milieu, territorialité et contextualisation du social
Y a-t-il une liaison entre les formes spatiales et les comportements sociaux ?. L'espace est-il un facteur parmi d'autres?. Comment déduire son impact à partir de l'analyse des autres phénomènes ?. En quoi, l'espace a t-il un rôle spécifique d'explication ?
On trouve là, l'effet du milieu dans la mesure où il modifie les conditions de la vie collective et individuelle[9]. Il est lié à la coexistence spatiale d'éléments sociaux différents et à leurs réactions réciproques.
Le milieu n'a pas de sens qu'en relation avec le rapport social, sans en être l'élément central de la dynamique. Les concepts d'économie d'agglomération et d'économies externes ne sont qu'un aspect de ces effets du milieu au niveau économique.
On fait ainsi la liaison entre l'analyse empirique statistique et l'analyse qualitative dans la mesure où on donne un statut explicatif à la variable contextuelle !. On fait le lien entre le physique et le social . Le concept tient une place centrale dans l'analyse écologique où il y a interdépendance entre espaces et phénomènes à travers la proximité spatiale, on est là au centre du paradigme géographique!. L'effet de milieu résulte de la combinaison de l'occupation de l'espace avec les éléments de structure socio-culturelle. La transaction sociale résulte souvent d'une conjonction entre le psychique et le social médiatisé par le spatial.
La territorialité relie le déroulement de comportements dans un contexte temps-espace. Ces comportements territoriaux expriment des différences sociales et donnent lieu à des différences spatiales à travers les réseaux et les contacts d'un côté et la localisation de l'autre. Le territoire est cet espace approprié et structuré , cet espace où se déploie, se noue et se dénoue un pouvoir territorial.
L'espace étant inégalement approprié en termes de territoires, il en découlent les tensions permanentes : certaines portions, socialement signifiantes sont appropriées d'une façon exclusive ou prioritaire par certaines couches sociales alors que d'autres se trouvent dans l'impossibilité de s'en approprier faute de temps, de pouvoir ou de ressources .
L'agression est liée au non respect des limites et des règles du territoire, la réaction est d'autant plus violente que ce sont les éléments centraux qui se trouvent attaqués ou violés. Cette agression engendre la violence.
Cette territorialité est psychique, culturelle, sociale et spatiale. L'on peut se demander si la société ne se fonde pas sur l'agression de cette territorialité dans la mesure où l'interaction sociale est l'affrontement de différentes conceptions du réel, elle s'exprime par un réseau d'influences matérialisées dans des objets d'usage donnant lieu à une prise de pouvoir qui permet d'ériger les symétries sociales comme normes et les finalités de ceux dont elle prévaut en valeurs.
L'espace est une des ressources à travers laquelle se construit l'inégalité, d'où le lien entre la territorialité et les modalités d'exercice du pouvoir.
Cette territorialité a une dimension symbolique qui s'exprime par une structuration de l'espace (sacré/profane - privé/public - primaire/ secondaire...) et la régularisation sociale dont les modalités d'expression diffèrent selon les sociétés.
Les formes spatiales interviennent comme le lexique de la syntaxe dans une langue, elle ont une autonomie d'existence et tout pouvoir doit se les réapproprier pour devenir prégnant dans la vie quotidienne[10].
Les structures spatiales déterminent des effets propres mais non autonomes, des effets qui se déduisent comme tels de la structure spatiale mais qui ne peuvent se comprendre qu'à partir de la structure sociale[11].
Toute relation suppose une médiation, mais chaque médiation fait intervenir des faits de pouvoirs et implique un niveau d'aliénation pour chacun dans la relation et c'est là où réside la difficulté de la mise en perspective du social avec le spatial d'un côté, l'intérêt d'une problématique relationnelle et multidimensionnelle de la transaction sociale et du rapport général du social à la matérialité.
Nous avons mis en relief dans notre analyse de l'espace tunisien, la présence de processus spatiaux (processus hiérarchiques, allometriques de proximité, gravitaires, divergence et convergence...) qui sont propres à l'espace sans être indépendants des rapports sociaux. La présence des premiers n'évacue pas les seconds, au contraire, elle les réconforte, la présence de certaines régularités à divers niveaux spatiaux milite justement dans ce sens.
En fait, le rapport n'est pas recto-verso, c'est à dire deux faces d'une même réalité (pièce) comme le subjectif-objectif, aménageur-usager... mais tous les deux sur la même face dans une relation dynamique. Il existe entre la société et son espace une correspondance synchronique et diachronique qui les englobe dans un même système causalité circulaire[12] .
Orientations de lecture
Isnard H - 1978 : L'espace géographie, puf, Coll Sup.
Lefèbvre H - 1986 : La production de l'espace. Anthropos, 3ème édition , 485 p
Jean Bernard Racine : L'espace, territoires et invention de l'avenir. In L'espace, Université de Lausanne, Payot.
Rémy J et Voyé L - 1991 : Ville, ordre et violence. Formes spatiales et transaction sociale. PUF. Coll Espace et Liberté , 238 p, Paris.
[1] - en témoignent les débats suscités par l'article de P. Claval dans la revue "l'Espace Géographique" intitulé "le marxisme et l'espace" 1979, les positions de sociologues marxistes comme H. Lefebvre et M. Castells (Espace et Société) ou de géographes radicaux de l'école anglo-saxonne, David Harvey en particulier.
[2] - La géographie physique a pour objet la production de cette matérialité qui est l'espace.
[3] - Une science ou une discipline se définit beaucoup plus par le type de questions qu'elle pose à la réalité que par son objet (cf ci-dessous) .
[4] - Jean Bernard Racine : L'espace, territoires et invention de l'avenir. In L'espace, Université de Lausanne, Payot.
[5] - Alberto Alvavenga et Jacques Maltcheff - 1980 : L'espace, nouveau paradigme ?. Espaces et Sociétés N° 34-35, Paris, Anthropos.
[6] - Henri Lefèbvre - 1986 : La production de l'espace. Anthropos, 3ème édition , 485 p.
[7] - Charles Hussy - 1980 : Genève, étude régionale. Essai d'analyse sémiologique en géographie humaine. Peter Land edit, Berne, 449p.
[8] - Amor Belhedi - 1989 : Espace et société en Tunisie, 3 vol 296, 305 et 252 p.
[9] - F. Durkheim - 1973 : Les règles de la méthode sociologique. Bibliothèque de Philosophie Contemporaine PUF.
[10] - Jean Rémy et Liliane Voyé - 1991 : Ville, ordre et violence. Formes spatiales et transaction sociale. PUF. Coll Espace et Liberté , 238 p, Paris.
[11] - idem p 217.
[12] - H. Isnard - 1978 : L'espace géographie, puf, Coll Sup.