Le langage géographique
et la métaphore organiciste
Le problème du langage a été souvent négligé et ce n’est que très récemment qu’on a commencé à s’intéresser à clarifier, forger, classifier et nuancer les termes et les concepts géographiques[1]. On utilisait des termes à tors et à travers sans penser souvent même à les définir au préalable comme on part d’une hypothèse implicite que les choses sont si évidentes qu’elles ne méritent pas qu’on s’y arrête. Le domaine du langage du géographe est demeuré peu analysé en termes épistémologiques, les travaux effectués ont mis l’accent sur la terminologie et les concepts utilisés beaucoup plus que sur le discours géographique lui-même[2].
Le géographe fait appel au langage courant pour exprimer ses idées, ses résultats, son argumentation et son raisonnement La géographie apparaît ainsi comme un savoir discursif ce qui explique la présence d’un certain flou qui plane sur et dans la discipline au niveau de la terminologie utilisée et des concepts manipulés ou sollicités malgré les importants efforts fournis pour fixer l’instrument conceptuel et terminologique.
I - Métaphore et discours
Le géographe se trouve ainsi piégé par le langage qu’il utilise en dépit de l’intérêt accordé à la qualité de la présentation et de l’argumentation dans la mesure où la géographie est souvent présentée comme un art et une philosophie[3]. Les tentatives de reformaliser ont suscité tant des espoirs[4] que des angoisses[5] durant ces dernières décennies à travers la “ révolution quantitative ” ou la multiplication des réflexions théoriques[6] et le souci croissant de précision de la terminologie utilisée[7] avec une problématique d’adaptation aux nouvelles réalités[8].
Une part essentielle de l'interférence langage‑démarche scientifique se situe au niveau du discours. Son étude doit alors porter non seulement sur les signifiés grâce à l'analyse de contenu ou au repérage des idéologies mais aussi sur les formes d'expression dont le style, le langage utilisé et les termes appropriés par la discipline.
Plus que la terminologie technique, la façon dont un discours est structuré, son ancrage dans le langage courant et les procédés utilisés pour traduire les faits analysés révèlent une vision du monde, un effort d’adaptation du langage géographique à de nouveaux paradigmes scientifiques et à de nouvelles sensibilités comme l’environnement, l’écologisme ou l’humanisme... C’est au niveau du langage que se lit l’effort dépensé de renouvellement ou d’adaptation.
La rhétorique classique, dont l'orientation était essentiellement littéraire, a été renouvelée par l’effort des linguistes et des sémiologues depuis un certain temps. Parmi les figures qui président aux changements de sens (les tropes) se distingue la métaphore par son importance dans le discours et les études dont elle a fait l'objet. La métaphore est très présente dans le discours géographique et c’est la métaphore organiciste qui va nous intéresser ici en particulier mais la même analyse peut être faite pour les autres catégories rhétoriques.
La métaphore consiste à représenter une idée sous le signe d'une autre idée ne se rattachant à la première que par une certaine ressemblance. Ce qui est important, c'est cette liberté laissée à l'imagination et la place qui lui est réservée dans le processus de création qui fait appel avant tout au langage, qu’il soit ordinaire ou spécifique.
La métaphore repose sur la substitution de certains mots par d’autres et sur l'analogie liant ces mots. La force de la métaphore provient de la perception qu'elle provoque d'une certaine incompatibilité sémantique de l'image énoncée, surmontée par ce rapport analogique instauré[9].
On peut distinguer entre la similitude, au sens de comparaison qualitative, et la métaphore qui diffèrent par la nature du rapport analogique impliqué. Si le rapport est explicite et peut donner lieu à une discussion rationnelle, aucune incompatibilité sémantique n’est perçue: il s'agit bien d'une similitude. Par contre, si le rapport analogique rompt avec la logique habituelle, il doit faire appel à un degré élevé d'abstraction pour résorber l'incompatibilité sémantique ainsi perçue, il s'agit alors d’une métaphore. Le rapport n'est pas une simple analogie, comme beaucoup ont tendance à le penser. Une confusion des deux aboutirait à manquer tout ce qui fait la force de persuasion de la métaphore.
L’étude de la métaphore englobe le discours dans sa référence à une réalité en dehors du langage. Le discours permet une re-description d'une réalité perçue et conceptualisée autrement, l’aspect cognitif et créatif de la métaphore prend ici toute sa valeur. En effet, si la métaphore est plus qu'un simple ornement, elle est très utile pour comprendre le discours scientifique.
La métaphore permet une re-description des phénomènes, son rôle cognitif se situe au niveau des grands schémas conceptuels[11], mais il peut aussi être identifié au niveau des théories, des modèles et des concepts[10]. Cette re-description met en oeuvre tout un langage nouveau, la métaphore l'enrichit et élargit le champ d'application. Ainsi s'explique la présence de toute une terminologie scientifique dérivée du langage courant et détournée de ses significations premières, ainsi que le passage des termes et des concepts d'une discipline à une autre (avec des changements de sens).
C'est en se penchant sur l'aspect créatif de la métaphore qu'on est conduit à la mettre en valeur. Elle permet l’innovation, la communication et la formulation de nouvelles idées ou des idées nouvelles idées donnant lieu à un nouveau discours scientifique[12] et permettant au chercheur d’exprimer son intuition, premier pas vers une éventuelle re-conceptualisation des phénomènes étudiés. La métaphore rapproche ainsi la démarche scientifique de la création poétique. En outre, l'invention apparaît liée à l'expression et les liens entre science et culture ne sont plus à démontrer. Certains concepts se dégagent et se trouvent re-transmis, plus ou moins biaisés et altérés, d'une discipline à une autre et d’un champs scientifique à un autre.
La métaphore est un procédé central dans la genèse et l'épistémologie d’une science. Et on peut se demander qu'en est‑il pour la géographie ?. La métaphore organiciste va nous permettre de voir cela de plus près.
II - la métaphore organiciste en géographie
L’organicisme constitue un champ très vaste qu'il ne peut être envisagé de l’étudier dans toutes ses dimensions. On se limitera ici à quelques idées maîtresses et des exemples très instructifs.
L'idée de se référer au monde vivant, et plus particulièrement à l'organisme et sa physiologie, pour rendre compte de certains aspects de la réalité (physique ou social) est très ancienne et remonte à Aristote. Mais c'est vers la fin du XVIIIe siècle qu'elle devint un instrument privilégié de la pensée[13], force est donc de retrouver ce schéma dans le discours géographique.
Camille Vallaux en a fait déjà une critique en 1925, il a condamné l'assimilation des faits de surface et des organismes en ce sens que les prétendus “ individus” géographiques (exemple les régions) ne sont que “des agrégats aux limites toujours incertaines” et n'ont pas le comportement vital des organismes[14]. Ceux‑ci réagissent à leur milieu en fonction de leur propre dynamisme vital alors que les espaces ne peuvent faire de même. L’analogie est entre la surface terrestre et l'organisme pour fonder la relation de similitude entre les deux termes qui reste, somme toute poétique et métaphorique. Etant donné les erreurs auxquelles elle peut conduire, Vallaux recommande de la bannir de la démarche géographique (Berdoulay 1982). Cette similitude est probablement non voulue consciemment par ses auteurs mais le schéma plane toujours sur le discours géographique sous diverses formes et les auteurs ont recours à la métaphore du vivant en tant que procédé de communication ou de schématisation[15].
On est souvent frappé par l’importance et la a diversité des renvois au monde vivant et l’organisme dans le discours. Certains comme von Lilienfeld, Schafile, Spencer ou Worms ont essayé de dresser des équivalences entre la société et l'organisme[16]. Tantôt on se tourne vers l'individu biologique d'où les expressions telles que “ l'organisme terrestre”, le “corps social”, les “artères ”, les “ veines ”, les “ points d'ossification ”, la “ physionomie ” d'une contrée, la “cellule” (petite communauté sociale)[17], l’organisme social, les organismes publics d’où découle le concept d’organisation (spatiale, sociale, structurelle...) qui s’est développée dans les dernières décennies avec le structuralisme, le systémisme et le marxisme....
On parle ainsi de “naissance”, de “ jeunesse ”, de“ maturité”, de “ vieillissement ”, voire de “déchéance” et de “ mort ” à propos d'entités géographiques dont on discutera le destin comme s'il s'agissait de véritables mortels, y compris en géomorphologie où l’anthropomorphisme prend une ampleur considérable notamment sous l'influence de W.M. Davis[18] mais aussi dans des écrits récents pour le système de transport “comme un organisme vivant qui naît, se développe et meurt... ” (M Wolkowitsch, 1973)[19]. L’évolution dans le temps est souvent divisée en étapes à l’instar d’un être vivant, c’est le cas des types de pyramides des âges et des structures démographiques ou même économique .
Tantôt c'est le monde végétal, dans ses divers aspects, qui se trouve “mis à contribution avec des termes comme “ branches ”, “ tronc ”, “ramifications”, “ associations humaines ”, “ plante vivace ” pour parler de phénomènes humains. L’analyse topologique, bien que très récente dans on développement, fait appel à cette terminologie, on y trouve des concepts de base comme branche, tronc, arborescence, arbre...
Pour Vidal de La Blache, la ville est un “organe” essentiel dans l'évolution des sociétés, les villes constituent une “ féconde et exubérante frondaison ” en France[20]. Très souvent aussi, c'est le monde vivant dans son ensemble qui sert d'inspiration comme le montre l'utilisation fréquente des termes “ vie ” (économique, sociale, locale, culturelle ”, “ vivant ”, “être”, “ genre de vie ”, “ mode de vie ” ou encore le recours à des expressions de “ formes récessives”, “ ormes progressives”, “ferments” ou de “ fertilisants” ou des expressions reflétant l'évolutionnisme comme “concurrence”, “invasion”, “espace vital”, “ conquête ”, “colonie ”, “ communautés ” qui contribuent à la diffusion des métaphores organicistes.
Ce vocabulaire n'est généralement pas stable et systématique à part quelques exceptions, il ne conduit pas à une terminologie scientifique, c'est‑à‑dire relativement fixée et permettant de fixer relativement les choses. La diversité des emprunts aux caractères du vivant exprime la nature métaphorique du recours à ce vocabulaire organiciste.
L'analogie est subordonnée à la métaphore et la logique qu'elle implique n'est pas exploitée jusqu'au bout. De nombreux auteurs mettent eux‑mêmes en garde contre un emploi abusif des images qu'ils avancent ou utilisent les termes entre guillemets (“ ”). Ratzel, pour désigner l'Etat[21], a utilisé l’expression de “ organisme vivant ” ce qui a poussé fait Vidal de La Blache à faire des réserves. Brunhes a reculé devant l'expression “organisme terrestre” et lui substitue celle de “solidarité organique ou sociale”[22]....
Le langage a aussi recours au monde physico‑chimique comme les termes de “molécules” ou les atomes, l’atomisation pour désigner des groupes humains dispersés, les “forces” centrifuges ou centripètes, “attraction”, “répulsion”, gravitation ”, “ polarisation ”“, “cristallisation”...
On touche ici un point capital de l'histoire des idées en général. Il y a eu com-pénétration, des deux courants d'idée de l'organisme-mécanisme, les deux langages se mêlent car leur objectif est identique comme l'écrit J. SchlaIlger : “les parties différenciées qui toutes concourent au fonctionnement d'un tout, voilà une définition qui convient aussi bien aux représentations mécanicistes qu’aux représentations organicistes de l'individu, de l'univers, et de la société”[23].
La différence principale réside dans un changement de perspective. L'organisme est machine, mais il la dépasse car il a une fin; le mécanisme n’est que son instrument[24]. La métaphore organiciste ne bouleverse donc pas les procédures d'explication employées par les géographes puisque l'organicisme ne contredit pas l'étude de la machine et donc de ce que produit l'homme.
L'organicisme est source de métaphore, il n'intéresse pas les géographes comme analogie, qu’elle soit théorique ou méthodologique. C'est d'ailleurs pourquoi le raisonnement repose sur l'analyse de “l'enchaînement” des phénomènes naturels et humains sans qu'il soit nécessairement fait appel à des modèles ou procédures analogiques explicites et clairement assimilés[25].
III - Finalité et portée du langage métaphorique
L’hypothèse organiciste met l’homme sur le même plan vital que les autres phénomènes de surface et la question du rapport de la société à son milieu a pu être abordée d'une façon nouvelle. Il s'agit là, de la perspective écologique en géographie que l’on doit en grande partie à Ratzel dont le discours est émaillé de métaphores organicistes sur l'Etat, la lutte pour la vie et le poids du milieu[26] mais la portée du recours au discours métaphorique va beaucoup plus loin.
L’organisme, comme le mécanisme avant lui, vise la compréhension du fonctionnement des ensembles complexes et organisés mais la première démarche englobait la seconde car elle cherchait ce qui faisait l'unité harmonique entre la “machine” et sa fin. Les soucis primordiaux étaient ceux de l'organisation, de l'harmonie, de la totalité, du devenir. La recherche de “l'harmonie et la correspondance de l'organisme terrestre” chère à C Ritter comme à Reclus, Ratzel et Vidal de La Blache[27], permettait de mieux situer l'homme dans la totalité de l'univers. Par la même occasion, la réflexion était engagée sur le devenir des sociétés humaines ce qui donne toute la profondeur humaniste à la géographie humaine. La métaphore de l'organisme répondait à ce désir d’intégration de la science et du sens[28].
La vision du monde ainsi induite correspond à une totalité naturelle et vivante qui se différence en une multitude d'organismes singuliers qui, de par leurs relations réciproques, concourent à la finalité de l'ensemble. On sait par exemple le parti que Ritter tira de cette vision, sur laquelle Schelling cherchait à construire sa philosophie[29]. La recherche de l'organisation, de la totalité et donc du singulier fut exprimée par des métaphores. Ce fut le cas de termes comme celui de “physionomie” cher à de la Blache, pour exprimer une impression d'ensemble (comme dans la théorie plus récente de la Gestalt) d'une contrée, résultant d'une organisation non immédiatement analysable mais que le géographe se propose de mettre en lumière. Un autre exemple est celui de la notion de “personnalité” très proche de la précédente, d’individualité ou d’individualisation (notion intégrée par la théorie des systèmes)...
La puissance de la métaphore est exprimée par Michelet : “L'Allemagne n'a pas de centre; l'Italie n'en a plus; la France a un centre (...) elle doit être considérée comme une personne qui vit et se meurt”[30]. Chez Vidal de La Blache, la métaphore de la personnalité prend un contenu plus territorial : “Ce mot de "personnalité" appartient au domaine et au vocabulaire de la géographie humaine. Il correspond à un degré avancé de relations générales ”[31].
L'analogie n'est pas structurée, impliquant un organisme abstrait, pluriel et changeant, ne peut servir que de support au déploiement d'un discours métaphorique dessinant les contours d'une nouvelle réalité à appréhender. Le recours à la métaphore exprime par emprunt au vocabulaire du monde vivant une vision nouvelle de l’espace terrestre. C'est en cela que la métaphore est reconnue pour sa valeur pédagogique, elle permet de découvrir une façon de voir les choses tandis que la similitude permet de comprendre plus facilement le fonctionnement des choses en se basant sur des schémas et des modèles connus et proches de l’individu.
La métaphore permet la persuasion et d'emporter. Ce pouvoir qui découle du côté sensibilité plutôt que rationalisation auquel elle fait appel. L’exemple cité par Verdoulay est indicatif de ce schéma organiciste à travers les réactions d’un homme de lettres Romain Rolland au cours de La Blache: “Je me prends de passion pour la géographie telle que me l'ont révélée les admirables leçons de Vidal de La Blache. On voit la Terre comme un grand animal, un organisme vivant. On en aperçoit les parties malades, en décomposition, les parties saines, au contraire, en développement. La vie (végétale animale, humaine) apparaît comme un rayonnement périphérique, qui peut bien s'éteindre, mais gui ne saurait être séparé de son foyer”.... “C'est la Terre qui pense, qui agit, en nous et par nous. - Voilà encore une façon d'être Dieu. S'identifier avec cet organisme du monde, où se mêlent des milliards d'existences passagères. La géographie ainsi conçue devient un poème panthéistique. - Et pourtant, dans ces leçons, pas une phrase vague, pas une idée philosophique; des formules courtes et nettes, condensant avec intensité la vie individuelle de chaque partie de la Terre. La foi, qui n'est nulle part énoncée se dégage puissamment de l'ensemble”[32]. Romain Rolland apprécie donc bien la métaphore qui sous‑tend le discours géographique vidalien, mais il l'utilise à son tour pour formuler ses idées dans un autre domaine: la métaphore organiciste se dédouble et revient ainsi sur elle‑même, au lieu métaphysique de ses origines ” (Verdoulay V, 1982)..
Il faut souligner l'importance du rôle de la métaphore organiciste dans la démarche scientifique en tant source d’imagination et d’inspiration. Elle à l'élaboration d'une conception nouvelle des choses tout en assurant le succès auprès du public. Elle semble être au cœur du processus inventif et créatif qui caractérise la recherche scientifique et l’évolution des idées. On a en effet trop critiqué l'emploi de la métaphore dans la science alors qu'elle semble justement être aux sources vives de l'activité scientifique.
Puisque le langage géographique repose, en grande partie, sur le langage courant, il serait vain de combattre une forme aussi essentielle du discours qu'est la métaphore. II est plus approprié d’en examiner la prégnance et d'en cerner les modalités. Ainsi rejoint‑on un courant de recherche qui tend à considérer que la démarche scientifique est essentiellement fondée sur le processus métaphorique.
Il n'est pas douteux, non plus, que son emploi puisse mener à des erreurs désastreuses; à un blocage de la pensée géographique dans un cercle fermé emprisonnant les concepts et la réflexion d’une manière générale. Ce constat doit conduire à poser le problème du bon usage de la métaphore et simplement de la rejeter comme est le cas de la plupart des instruments d’analyse et des méthodes d’approche comme la quantification ou la cartographie et des schématisations trop abusives parfois conduisant parfois à des impasses.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la métaphore de l'organisme n'a pas nécessairement entraîné ses utilisateurs sur la voie des théories ou des explications analogiques ce qui pourrait être encore plus grave. Elle a cependant empêché les concepts et la réflexion d’avancer davantage et de forger une terminologie appropriée plus affinée se détachant du langage courant et des schématisations qui, bien que pédagogiques ou intéressantes, restent abusives.
Enfin, on ne peut qu'attirer l'attention du géographe, et de l'épistémologue sur l'importance des relations entre d’une part les langues naturelles et les cultures qui les supportent et d'autre part les processus de création essentiels au développement de la science. Ces liens sont autant porteurs de richesse et de créativité que de biais et d’embuscades.
Orientations de lecture
Bachimon P - 1979 : Physiologie d'un langage. L'organicisme aux débuts de la géographie humaine. Espaces Temps, 13, 1979, p. 75‑103
Bailly A et al - Les concepts en géographie humaine. A colin.
Berdoulay V - 1982 : La métaphore organiciste. Contribution à l’étude du langage des géographes. Annales de Géographie. 507, pp 573-586.
Berdoulay V - 1988 : Des mots et des lieux. La dynamique du discours géographique. CNRS, Mémoires & Documents de Géographie. 106 p.
Claval P - 1980 : Les Mythes fondateurs des sciences sociales. Paris, P.U.F.
Claval P - 1984 : Les langages de la géographie et le rôle du discours dans son évolution . Annales de Géographie, 93- 518, p 409-422.
Hameli L. E. - 1975 : De la néologie en géographie. Exemples québécois. Cahiers de Géographie de Québec, 19 - 48, 429-459.
Hamelin L. E et Dorion H - 1966 : Réflexions méthodologiques sur le langage géographique. Québec. Presses de l’Univ Laval (Chronoma 1)..
Olsson G - 1975 : Birds in egg. Ann Arbor, univ of Michigan.
Reynaud A - 1974 : La géographie entre le mythe et la science. Reims, TIGR 18-19.
Schlanger J - 1969 : Métaphore et invention. Diogène, 69, p 14-29.
Symanski R - 1976 : The manipulation of ordinary language. AAAG, 66, 605-614.
Vallaux C - 1925 : Les Sciences géographiques. Paris, Alcan, 1925, p. 50
[1] - Cf P George - 1979 : Dictionnaire de Géographie. Puf, 449 p. Bailly A et al : Les concepts en géographie humaine. Masson. Collectif - 1996 : Lexique de géographie. FSHS (2° édition), Tunis... Fadloullah A et Belfequih M - 1977 : Les termes géographiques: Lexique français-arabe. Rabat. 222 p. 418 p...
[2] - Berdoulay V - 1982 : La métaphore organiciste. Contribution à l’étude du langage des géographes. Annales de Géographie. 507, pp 573-586.
[3] - Cf Sion J - 1934 : L’art de la description chez Vidal de La Blache. In Mélanges Joseph Vianey, Puf, p 479-487. Cf. Mackinder H.J - 1942 : Geography, an art ans a philosophy. Geography, 27, p 122-130.
[4] - Ces espoirs sont exprimés par Bunge W - 1962 : Theoretical geography. Lund Studies in Geography, Serie C, n° 1. Burton I - 1963 : The quantitative revolution and theoretical geography. Le Géographe Canadien, 7, p 151-162. Harvey D - 1969 : Explanation in geography. NY, St Martin. Cf Amedeo D et Golledge R.G. - 1975 : An introduction to scientific reasonning in geography. N. York, Wiley....
[5] - Cf. George P - 1972 : L’illusion quantitative en géographie. P 121-131 in “ la pensée géographique française contemporaine . Mélanges offerts à A Meynier. St Brieuc. P.U. Bretagne; Manzagol C - 1973 : Forces et faiblesses de l’analyse quantitative. Annales de Géographie. 82, 545-556. Olsson G - 1975 : Birds in egg. Michigan geographical Publication, 15. Ann Arbor, Univ Michigan....
[6] - Cf Olsson G - 1975 : Birds in egg. Ann Arbor, univ of Michigan. Reynaud A - 1974 : La géographie entre le mythe et la science. Reims, TIGR 18-19. Symanski R - 1976 : The manipulation of ordinary language. AAAG, 66, 605-614.
[7] Cf. De Dainville F - 1964 : Le langage des géographes. Picard, Paris. Baulig H - 1956 : Vocabulaire franco-anglo-allemand de géomorphologie. Gap, Ophrys. Pub faculté de Strasbourg. George P - 1970 : Dictionnaire de Géographie. Meynen E (dir) - 1975 : Bibliographie des dictionnaires et glossaires mono- et multilingues des termes techniques géographiques ainsi que des sciences naturelles et humaines. Wiesbaden, Franz Steiner Verl. Hamelin L. E. - 1977 : Le Nord et son langage. Office de la langue française (Québec), Néologie en marche, série b, v. 5 et 6. Pinchemel P - 1980 : Pour un vocabulaire historique et épistémologique de la géographie. Communication au 24° Congrès International de l'UGI, Japon. Collectif : Dictionnaire de géographie. Pub FLSH, 1996 2) édit...
[8] - Hamelin L. E et Dorion H - 1966 : Réflexions méthodologiques sur le langage géographique. Québec. Presses de l’Univ Laval (Chronoma 1).. Hameli L. E. - 1975 : De la néologie en géographie. Exemples québécois. Cahiers de Géographie de Québec, 19 - 48, 429-459.
[9] - M. Le Guern M - 1973 : Sémantique de la métaphore et de la métonymie, Paris, Larousse.
[10] Point de vue poussé à l'extrême par C.M. Turbayne, The Myth of Metaphor, New Haven, Yale Univ. Press, 1962
[11] Selon M. Black, Models and metaphors, Ithaca (N.Y.), Cornell Univ. Press 1962; D. Berggren, “ The use and abuse of metaphor ”, Review of metaphysics, 16, 1962, p. 236‑258 et 1963, p.450‑472; ou R.Harré, Theories and things, Londres et New York, Sheed and Ward 1961. Voir les remarques de H. Leatherdale, The Role of analogy, model and metaphor in science, Amsterdam et Oxford, North‑Holland Publishing Company, 1974.
[12] Cf. J. Schlanger, “ Métaphore et invention ”, Diogène, 69, 1970, p. 14‑29 I).A. Schon : Displacement of concepts, Londres, Tavistock, 1963; E. Cassirer, La philosophie des formes symboliques, 3 v., Paris, Minuit, 1972 (éd. orig. ail: 1923‑1929); C. Normand, Métaphore et concept, Bruxelles, Ed. Complexe, 1976; et dans le contexte de la sociologie, R. Brown “ Métaphore et méthode: de la logique et de la découverte en sociologie ”, Cahiers internationaux de Sociologie, 62, 1977, p. 61‑73.
[13] J.E. Schlanger : Les Métaphores de l'organisme, Paris, Vrin, 1971. Pour situer l'organisme au sein des tendances épistémologiques des sciences humaines, voir P. Claval, Les Mythes fondateurs des sciences sociales, Paris, P.U.F., 1980.
[14] C. Vallaux : Les Sciences géographiques, Paris, Alcan, 1925, p. 50
[15] P. Bachimon : Physiologie d'un langage. L'organicisme aux débuts de la géographie humaine”, Espaces Temps, 13, 1979, p. 75‑103
[16] P. von Lilienfeld : La Pathologie sociale, Paris, Giard et Brière, 1896 (éd. orig. all.: 1873) A. Schaffle, Bar tend Leben des sozialen Korpers, 4 v., Tubingen, H. Laupp, 1975‑78, H. Spencer Principes de sociologie, 5 v., Paris, G. Baillière, A. Guillaumin, 1878‑1898 (éd. orig. Angl. 1876‑1896); R. Worms, Organisme et société, Paris, Giard et Brière, 1896.
[17] Termes caractéristiques des écrits de Vidal de La Blache
[18] W.M. [)avis. Geographical essays (réunis par D.W. Johnson), Boston et New York, Ginn and Co., 1909. Cf la critique de J. Tricart, “ Premier essai sur la géomorphologie et la pensée marxiste ”, La Pensée, 47, 1953, p. 62‑72 et “ La géomorphologie et la pensée marxiste ”, ibid. 69, 1 956, p . 3‑24 .
[19] - Wolkowitsch M - 1973 : Géographie des transports. A colin.
[20] - P. Vidal de La Blache, “Sur la relativité des divisions régionales”, Athèna, II, 1911, p. 1‑8 (voir p. 3) et id., Tableau de la géographie de la France, Paris, Hachette, 1903 (p. 81).
[1] - Vidal de La Blache, a La géographie politique. A propos des écrits de M. Frédéric Ratzel ” , Annales de Géographie, 7 1 898, p. 97‑ 111
[21] - J. Brunhes, La Géographie humaine, Paris, Alcan, 2e éd., 1912, p. 32‑33.
[22] - J. Schlanger, op. cit., p. 59.
[23] - Voir ibid., p. 47‑60 et G. Canguilhem, La Connaissance de ta vie, Paris, Vrin, 2e éd., 1965, p. 101‑127
[24] - Cf Chap. 6 de V. Berdoulay, La Formation de l’école française de géographie (1870‑1914), Paris, Bibliothèque Nationale (Comité des Travaux Historiques et Scientifiques), 1981
[25] - F. Ratzel, Anthropo-Géographie, et Anthropogéographie, v. 2, Stuttgart, J. Engelhorn, 1882 et 1891 et surtout Politische Geographie, Munich et Leipzig, R. Oldenbourg, 1897.
[26] - Cit. p. 109 de Vidal de La Blache, “ Leçon d'ouverture du cours de géographie ”, Annates de Géographie, 8, 1899, p. 97‑109. Cf chap. 4 de H. Schmitthenner, Studien uber Carl Ritter Frankfurter geographische liefter, 25 (4), 1951, 100 p
[27] - J. Schlanger, op. cit., p. 37‑45.
[28] - G. Nicolas‑Obadia, “Introduction”, p.3‑32 de: C. Ritter, Introduction à la géographie générale comparse, Paris, Les Belles Lettres (Cahiers de géogr. de Besançon, 22), 1974.
[29]- G.S. Dunbar, “Geographical personality”, Geoscience and man, 5, 1974, p.25‑33.
[30] - Vidal de La Blache, Tableau..., op. cit., p. 8.
[31] - R. Rolland, Le Cloître de ta rue d'U/m, Paris, A. Michel (Cahiers Romain Rolland), 1952,